| |
Le Bas Nylon, cet accessoire mystérieux
Porte-jarretelles et
bas nylon
: Le retour
Le bas
nylon, le vrai, est de retour. C’est devenu
l’accessoire indispensable pour les charmeuses
de choc... Caroline B depuis plus de 10 ans, se
bat pour le retour du vrai bas nylon.
Après avoir convaincu une partie de la jet set
américaine, les bas nylon de Caroline B
reviennent en France avec une boutique
entièrement dédiée au bas nylon, le vrai,
l’ultra fin, le voile de voile, brillant et
transparent à souhait avec ou sans couture, sans
oublier le vrai bas couture 1950
Caroline B dans sont blog
http://www.caroline-b.fr/info/
a ouvert une galerie où ses clientes viennent
exposer leurs jambes gainées de bas nylon. Le
charme vintage et la classe folle de ces photos
témoignent du retour de cet accessoire chez les
femmes d’aujourd’hui.
Le
bas nylon
arme de séduction
C’est de la magie… mais peu
d’hommes restent de marbre devant des jambes
gainées de bas nylon. Encore faut-il appeler un
chat un chat. Un bas nylon est en 100% polyamide
transparent sans lycra, non extensible, portable
uniquement avec un
porte-jarretelles. Les bas qui tiennent
seuls ne peuvent être, pour les puristes,
considérés comme véritable bas. D’ailleurs en
Amérique du nord ils les appellent des bas
chaussettes.
Le bas couture est le summum de la séduction,
c’est le bas nylon original des années 40. A
l’époque ils n’existaient qu’en beige. Le bas
nylon noir était réservé aux sorties, aux
soirées ou a d’autres évènements plus tristes.
D’ailleurs la lingerie noire a un effet de
contraste sur la peau blanche qui provoque une
séduction que nul ne peut nier. La légende et la
mémoire collective veut qu’une femme seulement
vêtue d’un porte-jarretelles et d’un paire de
bas nylon est beaucoup plus nue que nue.
La magie du bas de nylon
Le bas nylon en lui seul est
magique, en 1938 à sa sortie, il y eut des
émeutes dans les rues toutes les femmes de
l’époque voulant absolument une paire de bas
nylon. Le nylon remplaçait alors la rayonne
matière semi opaque et plutôt grossière. La
finesse et la légèreté alliée à une solidité
légendaire, firent le succès du bas nylon.
Mais le bas nylon n’est pas le seul élément. Le
porte-jarretelles qui tient les bas fait partie
de la magie. Ainsi apercevoir par accident un
bout de jarretelles était le comble de
l’érotisme. Tout était dans la suggestion. La
robe mi longue, les jupons froufroutant et les
bas nylon étaient l’apanage des femmes. Il
fallait d’ailleurs un certain âge pour porter
cet accessoire sulfureux. C’est souvent à 16 ans
que les jeune filles recevaient leur première
paire de bas nylon.
C'est sûrement la danse qui
est à l'origine de son premier déclin. Les rocks
endiablés et l'abandon des jupons froufroutants,
la vie dite moderne fit que les jeunes femmes se
tournèrent vers le pantalon. Il faut savoir
qu'avant la révolution de mai 68 une fille en
pantalon était aussi rare qu'un chameau sur la
banquise. La matière et la composition du nylon
a évolué au fil du temps. Les premiers bas nylon
étaient terriblement rigides et sans absolument
aucune élasticité. C'était beau mais pas
particulièrement confortable. De plus ils
étaient très courts, car vu la longueur des
jupes ils n'avaient pas besoin d'être aussi
longs que maintenant. Ils tiennent non pas par
un porte jarretelle mais souvent par une gaine
moulante.
La rayonne et la soie,
avant le bas nylon
Avant le bas nylon, il y
avait la rayonne, une matière opaque et chaude,
copie artificielle de la soie, sans aucune
transparence. Cette rayonne était connue avant
1924 sous le non de viscose. L'apparition du
nylon fut une révolution, on passait de
l'utilité opaque à la frivolité transparente. Et
oui la transparence signifiait montrer sans rien
cacher. Ce sont les jeunes femmes les premières
qui firent le succès du bas nylon. Les femmes
d'un certain âge gardèrent longtemps la rayonne
comme cache misère. De nos jours, le jean omni
présent joue le même rôle, nul besoin
d'esthéticienne ou de crème magique, le jean
cache tout. Au moins jusqu'aux beaux jours. La
rayonne était déjà une fibre moderne, avant
elle, il y avait le lin, la laine et la magique
soie.
Jusqu'au milieu des années
1960 le bas couture beige, souvent un beige
tirant vers l'orange, tenait le haut du pavé.
Puis progressivement il disparut au profit du
bas sans couture. Il y eut plusieurs raisons à
cela. Faire un vrai bas couture demande un
travail considérable, voire titanesque, rien que
le tissage prend un temps fou. Les métiers
tissent lentement environ 30 jambes en une
heure, soit seulement 15 paires à l'heure. Le
coût de fabrication des bas couture accentua son
déclin. De nos jours ce sont toujours les mêmes
métiers qui tissent les bas couture. Et les
couts de fabrication sont bien pires que dans
les années 1950. Le prix n'est donc pas calculé
sur sont coût réel, mais sur la quantité vendue.
Il faut savoir que cette
histoire de coût de fabrication aura dans le
futur plus ou moins proche les mêmes
répercussions que par le passé, c'est à dire la
disparition définitive cette fois, du bas
couture. Il est impossible d'imaginer de
reconstruire un métier de 30 tonnes et de 30
mètres de long. Les Chinois ne fabriquent pas de
bas nylon couture. Simplement parce qu'ils n'ont
pas ou plus les métiers rectilignes nécessaires.
Chez Caroline B, nous ne sommes pas sûrs que
toutes nos clientes aient la moindre idée de la
chance qu'elles ont de pourvoir porter un peu de
cette magie. Au niveau vocabulaire il faudrait
dire bas en nylon et non bas de nylon, la
contraction bas nylon est maintenant admise.
SUITE ET CONSEILS ->
© 2009 by Caroline B Fashion
bas nylon
|